
Minghong Xu est doctorant à l’Université Sorbonne Nouvelle. Il prépare une thèse intitulée « La vitesse et le visage : Observation du cinéma sur la ville chinoise (1993-2019) » sous la direction de Guillaume Soulez.
Au cours de la période de l’épidémie de Covid-19, le système gouvernemental chinois veille tout particulièrement à la stabilité sociale, qui requiert la reconnaissance faciale et le déploiement efficace de la vitesse. L’exigence de la vitesse s’efforce de localiser le visage tandis que celui-ci, d’une part, résiste à la vitesse, et d’autre part, penche vers le repli sur lui-même. Cette contradiction ne constitue point un problème récent, mais concerne une piste permanente dans la ville chinoise contemporaine. Basée sur un corpus de films chinois de 1993 à 2019, cette thèse vise à répondre au problème suivant : comment les films, par le truchement de leur propre dynamique, représentent-ils l’évolution de la relation entre la vitesse et le visage dans la zone urbaine ? À partir de cela, comment imaginent-ils la libération de l’art en direction de la réalité ? Nous allons découvrir quatre aspects autour de ce sujet. Premièrement, il convient de contextualiser les deux catégories et de clarifier certaines notions rudimentaires. Deuxièmement, il est nécessaire d’introduire les méthodes d’entrelacement de la vitesse et du visage pour comprendre les fondements esthétiques. Troisièmement, une analyse plus précise nécessite un échelonnement en quatre phases de la variation du rapport entre la vitesse et le visage. Finalement, nous voudrions cibler une réflexion et une ouverture sur les significations contemporaines et sociales de ce modèle analytique.




